Boris Akounine – Azazel

Moscou, 1876. Le régistrateur de collège Fandorine, 21 ans, abat un travail répétitif et peu gratifiant dans les locaux de la police judiciaire. Lorsqu’un joli jour de mai un jeune et riche étudiant choisi de se suicider au beau milieu d’un jardin public, à la vue de tous, l’instinct de Fandorine s’éveille et flaire immédiatement quelque chose de louche sous les traits l’affaire, en apparence trop simples.

Tentatives de suicides en vrac chez la jeunesse dorée russe, assassinats revendiqués au nom de l’énigmatique groupuscule « Azazel », beauté fatale manipulatrice… Voici autant  de mystères auxquels va se retrouver confronté le naïf et ô combien malchanceux Fandorine, qui n’en loupera pas une pour se mettre dans des situations désespérées, de Londres à Saint-Pétersbourg.

Je n’ai pas réussi à m’attacher au personnage. En plus d’être aussi poissard, le petit manque cruellement d’aplomb et d’envergure, ce n’est pas un personnage « fort », ni même particulièrement malin. L’enquête se résout plus d’elle-même que sous le coup de ses réflexions – le fait qu’il se trouve souvent au bon endroit au bon (ou plutôt au mauvais) moment fait bien plus avancer l’histoire que les rouages de son esprit. Mais, malgré tout, Fandorine garde une haute opinion de lui-même, très avide de compliments, rêvant d’honneurs, admirant les grands et méprisants les plus petits que lui. Bref, il s’agit pour moi d’un protagoniste attirant peu la sympathie, ce qui peut expliquer la relative indifférence que j’ai éprouvée quant à son sort.

L’histoire, à présent. Plutôt originale, menée par une plume désuète qui colle parfaitement à l’époque et rend la lecture assez agréable, elle pêche, comme j’ai déjà pu le laisser deviner, par son manque de suspense et de rebondissements. Un peu trop linéaire, elle est surtout très attendue. L’auteur use aussi beaucoup trop des mêmes effets de style, en particulier en ouverture de chapitres. Si vous cherchez un roman plein de surprises, ne choisissez pas celui-ci. Si vous préférez vous plonger calmement dans une ambiance, ce peut être une bonne lecture.

Comme je me sens peu inspirée pour venir à bout de cette chronique, je réalise que j’ai été pareillement peu inspirée par cette lecture. Pourtant terminée rapidement, les 318 pages étant très vite avalées, je n’ai eu à aucun moment de réelle motivation à connaître le fin mot de l’histoire – ni n’ai senti le livre me tomber des mains pour autant, je ne dirai pas cela ! Je n’aime pas terminer ainsi, car cela me semble facile, et il est vrai que je prends peu de risques, mais Azazel m’aura vraiment laissé un sentiment totalement neutre : je n’ai pas aimé ce roman, mais il ne m’a pas déplu pour autant. Je reste indifférente.

 

Miss November

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